Dixième semaine à Madagascar

Lundi 3 juin 2019 :

Je crois que j’ai commis une erreur ce week-end. En effet, comme j’avais un peu de temps libre, j’en ai profité pour lire un certain nombre d’articles scientifiques sur divers sujets qui m’ont toujours intéressé. Or, ces articles étaient fort sujets à controverse. Depuis lors, mon esprit tourne dans tous les sens pour déterminer qui a raison. Cette discussion intérieure me met de très mauvaise humeur. J’éprouve de grandes difficultés à lâcher prise et à trouver le sommeil. Ainsi, n’en pouvant plus de rester au lit, je me lève et fais des recherches sur mon ordinateur. Il est à peine cinq heures du matin. Je n’aurai pas eu ma dose de sommeil quotidienne.

À six heures, je m’occupe du petit-déjeuner des étudiants. Puis, une fois l’office terminé, j’accompagne Jackson et Éric pour faire les courses au marché. Nous en avons pour une bonne partie de matinée, et, cela étant fait, nous nous en retournons à la communauté. Pour ma part, je profite de ce que nous passons à proximité d’un coiffeur, pour m’y arrêter. J’ai grandement besoin d’une coupe. Je suis heureux que Jackson soit présent, car il va pouvoir m’aider à exprimer mon besoin au coiffeur. Mais à peine suis-je entré dans le salon de coiffure, que le propriétaire m’adresse la parole en français. Il parle assez bien notre langue, et je me rends compte que je n’aurai pas besoin d’interprète.

En à peine 10 minutes, tout est terminé. Ici, on fait rarement un shampooing. Une simple coupe suffit.

Cela étant fait, nous nous en retournons à la communauté pour avoir notre messe, et notre repas.

L’après-midi venant, je retourne aux Terreaux de l’espoir. Claire et Francisco m’accueillent avec la même joie que d’habitude. Aujourd’hui, je n’ai pas à travailler à la serre, mais avec Francisco nous discutons durant plusieurs heures. Nous échangeons pour savoir comment installer les abreuvoirs pour vaches, lorsque nous les aurons reçus. J’en profite pour mettre une petite photo des cinq locataires dont nous souhaitons arranger la chambre.

Cela étant, nous étudions aussi la possibilité d’installer un étendoir à linge au plafond sous le préau. Actuellement, ce dernier est occupé par des étendoirs classiques. En conséquence, les linges suspendent pratiquement jusqu’au sol, et empêchent les enfants de jouer. Nous en discutons, et faisons plusieurs propositions de plans sur le papier. Il ne s’agira pas d’étendoirs classiques, ils ne sont pas assez grands pour les besoins de l’orphelinat.

Les heures s’écoulent, et il est bientôt temps de partir. Je dis au revoir à Francisco, et rentre à la communauté du chemin neuf.

Et lorsque le soir arrive enfin, je m’écroule de fatigue sur mon lit.

Mardi 4 juin 2019 :

J’ai perdu l’habitude d’écrire au jour le jour. Et à l’heure où j’écris mes souvenirs, de ce mardi 4 juin, nous sommes déjà le jeudi 6. J’aimerais vous raconter cette journée, comme je vous raconte chaque autre. Mais je dois me rendre à l’évidence, les souvenirs fuient mon esprit. Je ne sais plus ce que j’ai fait ce jour. D’habitude, je n’éprouve aucune difficulté à me rappeler mes activités sur les trois derniers jours. Mais aujourd’hui, ma mémoire ressemble à une grosse purée de nuages. Il me semble que le matin j’ai fait quelque chose d’important. Mais je n’arrive plus à me rappeler quoi. J’ai beau me souvenir que nous avions DESERT, ce matin-là, rien d’autre ne me vient à l’esprit.

Après tout, peut-être n’ai-je rien fait d’important ce jour-là. Il y a des journées, ici, où je n’ai vraiment pas l’impression d’être utile. J’essaie généralement de me rassurer. Au moins, je découvre ce que c’est que de vivre avec ce peuple. Mais enfin… il y a quelquefois où je me demande qu’est-ce que je leur apporte ?

Je suis ingénieur, mais ici cela ne sert pas à grand-chose. Ils auraient plus besoin d’un technicien, ou mieux encore, d’un mécanicien. Il y a toujours des choses à réparer, toujours des choses à faire. J’aimerais vous donner une petite idée de la qualité du matériel que l’on peut trouver à Madagascar. Si dans certains domaines on trouve tout ce que l’on veut, dans d’autres cela est beaucoup plus difficile. Je vous donnerai bien un petit exemple : « Je faisais des recherches sur Internet, dans l’espoir de trouver quelques machines à des prix abordables pour remplacer la pompe qui a été volée chez Francisco et Claire. Ce faisant, je suis tombé sur un site malgache comparable au Le Bon Coin. Il y avait bien une pompe en vente, mais ce modèle ne m’intéressait pas. Elle était équipée d’un moteur électrique, mais était beaucoup trop grosse et trop puissante pour nos besoins. Mais tout de même, le vendeur n’avait peur de rien. Il écrivait, tout simplement : groupe motopompe 50 ans très bon état. » Et moi je relisais : 50 ans très bon état… j’ai passé les six dernières années de ma vie dans la conception de moteurs électriques, et je peux vous dire qu’après 50 ans de bons et loyaux services ils ne sont pas en bon état…

Enfin bon, il y a des jours comme cela où je me demande pourquoi je suis venu ici. Mais les questions sont très vite remplacées par les nécessités du jour. Je n’ai pas vraiment le temps de me demander si je suis à ma place. Il y a tellement à faire. Peu importe que cela soit important ou non, peu importe que je fasse réellement usage de mes compétences d’ingénieur ou pas. Du moment que je suis avec eux et que je les sers de mon mieux.

Mercredi 5 juin 2019 :

Aujourd’hui, je vais à l’ESSVA. Je vais donner un Cours aux élèves de deuxième année de la filière électromécanique. Mais avant cela, je prends le temps de relire mon PowerPoint, et grand bien m’en a pris. En effet, ma relecture me permet de trouver quelques erreurs de frappe qui s’étaient glissées dans mes nombreux slides. Je continue ma vérification, mais après une petite heure il est urgent de partir pour l’université.

À neuf heures, j’ai rendez-vous avec Monsieur Romi. Ce dernier est le responsable de la matière dans laquelle j’enseigne. Je suis très heureux de le rencontrer pour la première fois, qui sera peut-être la dernière. Nous discutons de l’enseignement que je donne aux élèves, et de notre objectif de cours. J’apprends avec stupeur que l’année est déjà finie pour la classe à laquelle j’enseigne. Aussi, les cours que je leur donne relèvent plus du soutien scolaire que d’autres choses. Je suis surpris de ne l’apprendre que maintenant. J’aurais souhaité qu’on me le dise plus tôt. En conséquence, je vais aborder mes cours sous un angle différent. Je vais leur demander de quoi ils ont besoin pour les examens. Ils sont surement les mieux placés pour me parler de leurs faiblesses.

Après un petit quart d’heure de discussion, je salue Monsieur Romi, et le laisse retourner à son cours. Je suis très content de l’avoir rencontré. Il m’a donné une idée pour le cours de la semaine prochaine, mais je ne sais pas encore si je la mettrai en pratique. Quoi qu’il en soit, j’ai cours avec les élèves à 10 heures, et il n’est que 9h30. Je vais devoir attendre jusque-là.

Les élèves sont tous au rendez-vous à l’heure dite. Enfin… plus ou moins. Comme il ne s’agit plus vraiment de cours obligatoires, les élèves ne se sentent pas toujours obligés d’arriver à l’heure prévue. Mais ce n’est pas bien grave. Je les prends comme ils arrivent.

Je ne sais pas tellement pourquoi, mais avant que le cours ne commence réellement, j’ai pris le temps de regarder le cahier d’un des élèves. Je me rends compte qu’il maîtrise très bien toutes les notions du cours que je suis censé leur faire aujourd’hui. J’en discute rapidement avec eux. Ils sont tous comme moi très surpris, et me font remarquer qu’ils ne ressentent pas le besoin d’avoir un cours complémentaire sur le sujet. Mais ils aimeraient beaucoup que nous continuons ensemble les calculs de durée de vie de roulement que nous avions initiés à la précédente séance. Alors, je change mon fusil d’épaule. Je retourne à mon dernier cours, et leur fais faire des exercices de calcul de durée de vie de roulement. Heureusement que j’avais prévu des exercices supplémentaires que nous n’avions pas eu le temps de faire la dernière fois.

Après deux heures de cours, il est temps de dire au revoir aux élèves. Ceux-ci semblent assez heureux de l’enseignement d’aujourd’hui. Ils ont plus participé que d’habitude. J’en suis ravi.

De retour à la communauté, je prends mon repas. Il n’y a pas de temps à perdre, car dès 14 heures nous accueillons les élèves pour le soutien scolaire. Malheureusement, aujourd’hui encore, nous ne sommes pas très nombreux. Il n’y a pas assez d’élèves pour que nous fassions cours. Il faudrait réunir plus de quatre classes ensemble. Alors, à la place, nous préparons diverses activités pour les encadrer. Moi, je ne me sens pas très utile ici. Alors je descends et demande à sœur Adrienne s’il y a quelque chose à faire d’utile à la maison. Elle me dit que je peux commencer à préparer les carottes pour le repas du soir. Je m’attelle à la tâche avec plaisir. Cela me fait du bien de refaire un peu de travail manuel. Il y a vraiment beaucoup de carottes à éplucher, et je n’ai pas trop de trois heures de travail pour en venir à bout. Heureusement que je me suis porté volontaire pour cela, sans quoi nous n’aurions probablement pas eu beaucoup de carottes à manger ce soir. Car elles n’auraient pas été coupées à temps.

La journée se termine tranquillement, j’ai vraiment besoin de repos. Je ne sais pas pourquoi, mais je me sens vraiment très fatigué ces jours-ci. J’espère que l’avenir me permettra de comprendre l’origine de cet épuisement.

Jeudi 6 juin 2019 :

Le téléphone sonne avec insistance ce matin. Il a la même mélodie que chaque jour. Cette mélodie qui était si belle lorsque je l’ai choisie et qui m’est désormais devenue si désagréable. Car aujourd’hui, la fatigue m’écrase. J’ai encore très mal dormi, et je déploie beaucoup d’effort pour éteindre mon téléphone portable. C’est la première fois que je mets autant de temps à me lever.

Quoi qu’il en soit, je suis enfin debout. Je me lave et m’habille. Je descends à la salle commune pour prendre mon petit déjeuner et suis l’office avec attention. Après cela, il est temps de partir pour l’orphelinat des Terreaux de l’espoir. Il n’y a pas de temps à perdre, alors dès huit heures je suis déjà en route. Arrivé sur place, je cherche Claire et Francisco. Mais Francisco n’est pas présent, et Claire n’est pas disponible. Ce n’est pas bien grave, je sais ce qu’il me reste à faire. Je vais voir Narindra, le responsable de l’exploitation, et lui demande de me donner du travail pour la matinée.

Narindra m’emmène à la serre. Comme à notre habitude. Là, je découvre une autre étape de la culture des tomates sous serre. Nous sommes à l’étape où nous coupons les anciens pieds, avant de préparer la terre pour une nouvelle génération. Mais avant cela, je ramasse les tomates qui restent sur les plants. Puis, je dégrafe les bagues, qui tiennent les pieds de tomates debout. Ces derniers sont suspendus par des fils accrochés au plafond. Il reste encore à démêler ces fameux fils des pieds de tomates. Ceux-ci se sont emmêlés lors de leur croissance. Cette opération est particulièrement longue. Aussi, j’y consacre toute la matinée, et suis heureux de voir le travail accompli une fois midi arrivé. Oh… tout n’est pas fini. Mais je suis déjà satisfait de ce que j’ai pu faire ce matin. Pour moi, c’est tout ce qui compte aujourd’hui, car il me faut partir. Comme il faut bien que quelqu’un soit conscient de mon départ, et comme claire n’est pas disponible je salue Narindra après lui avoir décrit le travail accompli.

De retour au chemin neuf, je prends mon repas avec tout le monde. Mais je n’ai pas la tête à cela, je suis vraiment éreinté. J’ai failli faire un malaise en travaillant à la serre. J’ai des problèmes de circulations sanguines dans les jambes, et la fatigue n’y a rien arrangé. À la fin de mon service, chaque fois que je me levais j’étais à deux doigts de perdre l’équilibre.

Alors, mort de fatigue à mon retour, je m’allonge sur mon lit et profite de quelques heures de repos.

Je consacre l’après-midi à préparer mon cours de la semaine prochaine pour les étudiants de l’ESSVA. J’espère qu’ils en seront satisfaits. J’espère surtout que cela sera utile pour leurs examens de fin d’année.

Vendredi 7 juin 2019 :

Je n’ai que peu de temps, ce week-end, pour vous parler dans le détail du déroulement de mes journées. En effet, avec ce vendredi débute pour nous le week-end de la Pentecôte. C’est un temps très important pour notre communauté. Nous allons accueillir plus d’une centaine de personnes et nous avons, en conséquence, beaucoup de travail. Alors, je vous prie de m’excuser de la brièveté de mes propos.

Ce vendredi 7 juin, nous avons consacré la journée au ménage, à la cuisine, et à la préparation des différents dortoirs pour le rassemblement de la communauté en ce week-end de Pentecôte.

Alors que nous étions en plein repas, vers 13 heures, sont arrivés les premiers invités pour le week-end. Et avec eux, une nouvelle JET, Priscille a fait son arrivée. Elle est là pour trois mois, et retournera, probablement, en même temps que moi en France. Nous les accueillons tous avec joie et bienveillance. Mais bientôt, nous devons nous remettre au travail.

À 16 heures sont arrivés 10 Français. Ils viennent chaque année pour aider les associations des environs. Ce sont tous des étudiants en médecine.

Le travail se poursuit jusqu’au soir. Aucun événement particulier n’est venu perturber cette journée, en dehors des deux dont je vous ai parlé plus haut.

C’est toujours très riche humainement de faire de nouvelles rencontres. C’est quelque chose que j’apprécie particulièrement dans la communauté, car nous avons la chance d’accueillir de nombreuses personnes de passage.

Samedi 8 juin 2019 :

Bien que ce soit le week-end de Pentecôte, cela ne nous dispense pas de donner du soutien scolaire aux élèves. Alors, à 7h45, tout est prêt. Nous accueillons les élèves, comme à notre habitude, par des chants et des danses, pour les mettre en bonne condition pour l’enseignement.

J’ai, comme à mon habitude, la classe de cinquième. Mais aujourd’hui, après quelques discussions avec mes camarades, j’ai décidé de changer de méthode. J’enseigne toujours le français, mais un peu différemment. Je leur donne des phrases à trous, où il leur est demandé de compléter la fin des verbes. Cela me permet de pratiquer la conjugaison en plein contexte. Au passage, j’en profite pour leur expliquer les mots de vocabulaire qu’ils ne comprennent pas. Et si trop d’élèves n’arrivent pas à conjuguer un verbe, alors j’en profite pour donner un enseignement complet sur sa conjugaison. Le résultat : le cours est bien plus vivant, les élèves participent, je pratique le vocabulaire et la grammaire. Et moi-même, je suis, pour la première fois, très content du cours que j’ai donné.

Je tiens à préciser que j’ai trouvé cet exercice, dans les feuilles de cours que m’a données mon oncle Christian (si tu me lis, très cher oncle, sache que je tiens à te remercier énormément pour cela).

À 10 heures, les participants au week-end commencent à arriver. Ils viennent très souvent en famille et amènent leurs enfants avec eux. Alors, il faut bien du monde pour s’en occuper. Les autres jeunes de la communauté et moi sommes chargés de les encadrer. Mais au début de l’après-midi, je ne suis vraiment pas en état. J’ai besoin de repos et vais m’allonger dans ma chambre. Les autres m’excusent bien volontiers, ils me disent de revenir lorsque je serai en meilleure forme.

Ce n’est finalement qu’à l’heure du goûter que je redescendrai pour aider mes camarades. Nous continuons ainsi jusqu’à l’heure du repas.

Après ce dernier, nous sont proposées diverses activités pour la soirée. Mais moi, j’ai encore besoin de dormir. Alors ce soir, je retourne à mon lit pour y chercher le repos.

Dimanche 9 juin 2019 :

Aujourd’hui, c’est la Pentecôte. L’Esprit Saint est descendu sur les apôtres, et nous fêtons ce jour avec beaucoup de joie. Dès le matin, tout le monde est au travail. Certains installent l’estrade pour la messe de ce midi, qui se tiendra à l’extérieur, faute de place dans la grande chapelle, tandis que d’autres s’occupent des décorations. Pour ma part, je fais partie de ce deuxième groupe. Nous nous activons, et installons les ballons et les banderoles tout autour de la grande place. Dans peu de temps, débutera l’enseignement du père Blaise. Il faut que tout soit prêt à temps. Moi-même, j’aurais bien aimé assister à cet enseignement. Mais je suis pressé par d’autres activités plus urgentes. J’ai du retard dans la rédaction de mon blog, et j’aimerais continuer à préparer le cours pour les étudiants de l’ESSVA. Alors, il n’y aura pas d’enseignement pour moi aujourd’hui.

Au moment où j’arrête mes activités, l’enseignement du père Blaise se termine. Nous avons eu une perte de courant sur une partie de la matinée, mais tout est revenu dans l’ordre. Sauf dans la grande salle commune, là où précisément le père Blaise a donné son enseignement. L’absence de courant électrique a rendu le micro inutilisable. Je m’inquiète des causes de cette perte de courant et, après une brève enquête, je me rends compte que le disjoncteur de la salle commune est hors service. Nous en discutons avec le père Blaise, et nous décidons de connecter des rallonges entre deux bâtiments pour avoir de l’électricité. Nous y passons plus d’une demi-heure, et terminons juste à temps pour le début du groupe de prières.

Les heures s’écoulent et le repas arrive. Puis nous continuons avec la messe à 14 heures. Cette dernière, tout particulièrement belle, ne prendra fin qu’à 16h15.

Après tout ce temps passé ensemble, il nous faut nous dire au revoir et ranger tout le matériel. Une heure durant, nous nous activons de notre mieux pour mettre tout en ordre. J’éprouve énormément de joie à voir tout le monde se mettre à l’ouvrage et participer. Si seuls les encadrants avaient donné un coup de main, nous aurions eu beaucoup de mal à accueillir tout ce monde.

La soirée arrive, et pour la première fois depuis des semaines je vais passer une soirée à l’extérieur avec les étudiants et les autres jeunes JETs. Nous marchons jusqu’au centre-ville, et nous arrêtons dans un bar, pour profiter d’une bonne bière. La THB est la principale bière de Madagascar. Elle est fabriquée à Antsirabe par l’entreprise Star. Elle ne coûte pas très cher de notre point de vue, mais c’est assez conséquent pour les revenus locaux. Elle est assez bonne avec un arrière-goût de fumée. Tous les Français sont d’accord pour dire que c’est une bière de qualité. Mais pour ma part, je ne suis pas un grand amateur de bière. C’est surtout pour le plaisir d’être ensemble que je suis heureux d’être là, parmi mes frères et sœurs en humanité.

La soirée se termine dans la joie. Et nous rentrons tous à la communauté pour profiter d’une bonne nuit de sommeil.