Lundi 20 mai 2019 :
Ce matin, si le levé fut très facile, j’ai éprouvé une grande difficulté à passer l’épreuve de la douche. J’avais pratiquement oublié qu’à Tananarive, nous n’avions pas d’eau chaude au lever du soleil. En tout cas, on peut dire que cela m’a réveillé. Je me demande si l’on finit par s’habituer aux douches froides de bon matin. Mais, je vous avoue, bien volontiers, que je n’ai pas envie de satisfaire à ma curiosité. Roch, le nouveau jet, s’est lui aussi levé de très bonne heure ce matin. Nous partageons notre petit déjeuner ensemble, car nous devons aller tous les deux au ministère des Affaires étrangères. Moi, pour y déposer ma demande de visa en bonne et due forme. Roch, parce qu’il y a eu une erreur sur la date de retour sur son visa. La dame de l’aéroport s’est trompée de douze jours sur le jour de son retour en France.
Il est sept heures, quand nous montons dans la voiture et quittons la communauté. Nous serpentons dans les innombrables ruelles de Tananarive. Montons et descendons assez de fois pour me retourner l’estomac. Mais je tiens le coup. On me dit que la ville est bâtie sur 11 collines, mais aujourd’hui, j’aurais plutôt parié sur une centaine.
Après une heure de route, et une autre heure de bouchon, nous arrivons enfin au ministère. L’endroit est assez austère, et je suis très surpris par l’état des bâtiments.

J’entre et me présente pour mon rendez-vous. Et à ma grande surprise, la personne qui devait me recevoir est absente aujourd’hui. J’avais normalement rendez-vous avec un membre de la direction du service des affaires étrangères. J’avoue ne pas très bien comprendre comment il a pu me donner rendez-vous un jour de congé. Mais c’est une erreur comme tout le monde peut en faire. Heureusement, une autre personne va me prendre à sa place. Il me faut simplement attendre une petite heure pour être reçu. Après cela, les formalités sont remplies en moins de trente minutes. On me demande de vérifier les informations administratives sur mon compte. Puis, on prend mes empreintes digitales et une photo de moi pour les archives. Mon dossier, enfin dument rempli, je peux quitter l’établissement.
Pour Roch, les choses sont plus compliquées. Étendre sa période de séjour à Madagascar risque de lui demander beaucoup de temps. Il lui faudra une dizaine de papiers administratifs pour prolonger son séjour de seulement deux semaines. Compte tenu des démarches nécessaires, il lui faudra, malheureusement, revenir dans quelques semaines pour faire sa demande.
Nous rentrons à la communauté, et arrivons pour le repas de midi.
Nous prenons un peu de repos, avant notre temps de service. Cette fois-ci, je m’occuperai de trier le riz avec Roch. Il est comme moi quand je suis arrivé, tout est nouveau pour lui. Alors, je lui montre comment il faut procéder. Ce n’est pas bien difficile, mais lui et moi sommes un peu trop scrupuleux, et nous n’avançons pas bien vite dans notre tâche. Lorsque le soleil se couche, nous n’avons fait que la moitié de ce qui était prévu. Mais ce n’est pas très grave, nous en avons fait bien assez pour aujourd’hui et demain. Nous apprendrons ensemble à être plus efficaces.
La journée va sur sa fin. À l’approche du coucher du soleil, Michou et Nadia nous annoncent le programme de la journée de demain. Pour arriver avant midi à Antsirabe, il nous faudra partir de très bonne heure. Ce n’est pas vraiment la meilleure nouvelle de la journée, vu l’heure qu’il est cela ne me laissera même pas huit heures de sommeil. Ce n’est pas bien grave, juste une petite difficulté de plus. Je suis content de voir, comment, en quelques mois, j’ai déjà beaucoup progressé sur ce point. J’arrive de plus en plus facilement, à ne pas voir les problèmes comme des obstacles, mais comme des passages à franchir. Je râle moins, mais je râle toujours. Je me demande si un jour j’arrêterai de râler. Si seulement je pouvais y parvenir, la vie serait tellement plus belle.
Mardi 21 mai 2019 :
Levé à cinq heures du matin, je me prépare pour le départ. Il me faut rejoindre la gare routière, et prendre le car de sept heures. Je prends ma douche en vitesse, me lave le visage, range toutes mes affaires et prends mon petit déjeuner. Il est 5h50 quand Roch, Modeste et moi rejoignons la voiture de Michou pour le départ. Il conduit habilement et évite, de nombreuses fois, des passants peu attentifs à la circulation. Bien qu’étant pressés, nous devons nous arrêter quelques minutes pour vérifier que l’un de nos pneus n’est pas crevé. Mais après une brève vérification, tout va bien. Aussi, nous repartons sur les chapeaux de roue. Il nous faut rattraper le temps perdu. Mais pas d’inquiétude, à cette heure-ci il n’y a presque aucun bouchon. La circulation dans Tananarive est excellente.
Il est 6h40, quand nous arrivons enfin à la gare routière. Nous disons au revoir à Michou et Modeste. Ils nous souhaitent le meilleur pour notre mission JET. Nous les remercions humblement.
À sept heures, le taxi-brousse démarre. Le trajet est beaucoup moins pénible que la dernière fois. Ce taxi brousse à des sièges avec un dossier bien plus élevé. Cette fois-ci, les appui-têtes ne me rentrent pas dans les épaules. Et au moins, je ne m’ennuie pas. Avec Roch, nous passons la majeure partie de notre trajet à discuter. On ne peut pas vraiment dire que nous respectons le silence du DESERT du mardi matin.
En à peine quatre heures, nous sommes arrivés à Antsirabe. Nous prenons le bus pour rejoindre la communauté. Il est à peine 11 heures lorsque nous arrivons enfin à destination. Sœur Adrienne nous reçoit très aimablement. Je montre à Roch sa chambre et lui fait faire, très rapidement, le tour de la maison.
Nous avons à peine le temps de profiter de quelques minutes d’adoration, avant le repas de midi. Puis, je me remets au travail. Il me faut finir de préparer mon cours sur les calculs de durée de vie de roulements. Alors, j’y consacre tout l’après-midi. Au passage, j’en ai profité pour prévenir le directeur de l’université que je ne serai pas disponible avant vendredi.
Lorsque le soir arrive, j’ai pratiquement fini de préparer mon cours. Il me reste à corriger la grammaire et l’orthographe, et à rédiger quelques exercices pour les élèves.
Mercredi 22 mai 2019 : CE NIVEAU
La journée commence bien. Sœur Adrienne, la responsable de la maison, me laisse terminer la préparation de mon enseignement. Je la remercie chaleureusement, et me remets à l’ouvrage.
Il ne me faut pas beaucoup de temps, pour corriger la grammaire et l’orthographe. Par contre, la préparation des exercices est beaucoup plus laborieuse que ce que j’aurais cru. Rédiger des équations sur un PowerPoint demande beaucoup de temps. Lorsque la matinée s’achève enfin, je n’ai pas encore tout à fait fini. Qu’à cela ne tienne, je terminerai ce soir.
J’assiste à la messe, et prends mon repas avec empressement. Cet après-midi, nous débutons le soutien scolaire à 14 heures. Je profite du peu de temps de pause pour finir de rédiger mes exercices. Mais déjà, la cloche sonne. Je dois aller rejoindre les autres membres de la communauté pour le soutien scolaire.
Aujourd’hui, nous n’avons qu’une centaine d’élèves. Comme à notre habitude, nous les accueillons en leur demandant de se laver les mains. Puis, nous chantons avec eux et nous dansons. Moi, je fais de mon mieux, et je danse comme chacun. Mais je me sens vraiment ridicule. Si vous voyiez les danses que nous faisons avec les enfants, vous rigoleriez bien. Mais je ne danse pas pour moi, je danse pour eux. Pour leur donner de la joie, et qu’eux aussi n’aient pas honte de danser.
Après ces quelques minutes de détente, les élèves sont répartis par classe et l’enseignement commence. Aujourd’hui, je suis avec Odon et Roch. Ce dernier ne sait pas très bien comment se déroule le soutien scolaire. Odon lui explique, du mieux qu’il peut, et nous essayons de nous répartir les tâches. Après discussion, nous décidons de faire de la physique. Alors, comme je suis le plus calé sur le sujet, c’est moi qui donnerai les explications. Roch parcourt l’ensemble du cahier de cours, et cherche les points à aborder pour faire réviser les élèves. Grâce à lui, je ne perds pas de temps en recherche entre deux explications. Odon, comme à son habitude, se charge de la traduction. Et ce n’est pas un luxe aujourd’hui. Les élèves ne sont qu’en sixième, et ils apprennent déjà des notions de physique assez complexes. Tous les mots du cours sont en français. Roch est très surpris qu’on demande à ces enfants d’apprendre tant de nouvelles notions en français, alors que les bases de la langue sont encore mal maîtrisées. Je suis comme lui, je pense qu’il serait plus utile aux élèves de pratiquer le français avant de voir des notions aussi complexes. Mais ce n’est pas moi qui fais le programme. Au passage, j’en profite pour faire le plus d’explications de Français possible. Par exemple : comme nous voyons les circuits électriques, j’en profite pour donner l’explication du mot « circuit », de façon générale et pas uniquement dans le cadre du courant électrique. Je procède ainsi chaque fois que c’est possible. Les élèves sont assez attentifs, mais ils ne participent pas beaucoup aujourd’hui. Le manque de maîtrise du français se fait clairement sentir.
Nous continuons ainsi durant deux heures, après quoi nous nous rendons tous à la chapelle pour prier et chanter ensemble. Cela ne dure pas très longtemps, mais tous les enfants semblent heureux d’être là. Ici, je n’ai pas l’impression qu’il faut beaucoup pousser les élèves pour qu’ils aillent à l’école. Je crois que chacun est conscient de l’utilité de cette dernière. Et pour beaucoup d’entre eux, rester à la maison signifie probablement travailler. Alors, de toute façon, il vaut mieux qu’ils soient avec nous.
L’après-midi se termine, mais il me reste encore un peu de temps avant le repas du soir. Je le mets à profit pour terminer la préparation de mon cours. Je pense être prêt pour vendredi, si jamais le directeur de la filière me le demande.
Jeudi 23 mai 2019 :
Ce matin, je dois préparer le petit déjeuner des étudiants. Alors, je me lève à 5h30. Je me douche et m’habille en vitesse. Cela étant fait, je prépare tout ce qu’il faut pour le petit déjeuner. Beurre, sucre, confiture, eau chaude et pain. À 6h10, tout est prêt. Les étudiants n’arrivant qu’à 6h30, je pense avoir vu un peu large au niveau du temps. La prochaine fois, je pourrai me lever à 5h40.
Après l’office du matin, et le petit déjeuner, je pars pour l’orphelinat des terreaux de l’espoir. Cette fois-ci, j’y vais pour toute la journée. Je pense que cela m’aidera à être plus efficace dans mon travail.
Arrivé à destination, je prends le temps de discuter avec Claire. Elle me confie qu’il faudrait s’occuper de la plantation de bananiers. Il semble qu’ils ne donnent vraiment pas grand-chose. J’accepte avec joie, et vais voir ce qui se passe.
Au bout du terrain, il y a une centaine de pieds de bananiers entourés de hautes herbes. La zone semble laissée à l’abandon. J’arpente, précautionneusement, les allées qui séparent les bananiers. La plupart d’entre eux ne portent pas le moindre signe d’un début de régime de bananes. Mais il y en a, tout de même quelques-uns, qui ont donné du fruit. Les bananes sont petites, et encore toutes vertes, c’est une variété de bananes naines. Mais je me demande pourquoi la majeure partie des bananiers n’ont rien donné. Le sol n’est probablement pas mauvais pour faire pousser des bananes. Aussi, je pense que le problème ne vient pas de là. Il y a probablement eu un manque d’entretien de cette pépinière, et peut-être aussi un manque d’arrosage. Il faudra que je consacre un peu de temps à étudier la culture des bananes, afin de mieux comprendre l’origine du problème.
Mon inspection effectuée, je retourne voir Narindra, pour voir ce que je peux faire pour aider. Je le cherche quelques minutes, avant de le trouver enfin dans l’une des serres. Il m’accueille avec le sourire, comme à son habitude, et je lui rends la pareille. Nous discutons un peu, pour lister tout ce qu’il y a à faire. Ils sont en train de s’occuper des pieds de tomates. Ils en ont déjà coupé quatre rangées, qu’il nous faut remplacer par de nouveaux pieds. Cela va prendre plusieurs jours, et pour l’instant il serait bien de dégager la zone, car tous les plants, une fois coupés, ont été laissés en place. Je vais m’occuper de cela. J’entasse les pieds de tomates par brassée. Puis, je les transporte jusqu’à une fosse pour les y jeter. La matinée se terminant, je n’ai même pas pu venir à bout de ce travail.
Francisco n’est pas là aujourd’hui, mais Claire m’accueille bien volontiers chez elle pour prendre mon repas. Je la remercie très aimablement de son accueil. Elle est seule à la maison, avec son fils, qui n’a pas deux ans. Ce dernier met beaucoup d’animation à notre repas. Vous savez surement, comment les tout petits réclament beaucoup d’attention…
L’après-midi, je retourne à la serre, et je termine mon travail de déblayage. Cela étant fait, je ramasse de petits tuyaux qui sont sur le sol, et qui nous servent à alimenter au goutte-à-goutte les plants de tomates. C’est un système qui vient de France. En fait, toute la serre vient de France. À Madagascar, personne ne fabrique ce type d’équipement. C’est une grande chance, pour l’orphelinat, de posséder un appareillage aussi perfectionné. Quoi qu’il en soit, ces petits tuyaux doivent être nettoyés et désinfectés. Je me mets au travail avec ardeur, et y consacre le restant de mon après-midi.
Le soir venant, je fais mon compte rendu à Claire, et lui dis au revoir.
Je rentre à la communauté pour la nuit. M’étant levé de si bonne heure, j’ai bien besoin de repos. Encore quelques minutes passées sur mon lit et j’accueille le sommeil comme une grâce.
Vendredi 24 mai 2019 :
À mon lever du lit, je n’ai pas la tête à travailler. Cette dernière me semble sur le point d’éclater, et mon ventre fait de multiples caprices. Alors, sitôt sorti du lit, je me précipite aux toilettes. J’espère que ce n’est rien de grave. J’ai déjà été malade il y a quelques semaines, et je n’ai pas envie que cela recommence.
Hier soir, j’ai reçu un mail du directeur de l’université. Il semblait ravi. En effet, j’ai accepté sa demande de donner un cours mardi prochain. Mais, il souhaite que je donne un cours supplémentaire mercredi. Cet enseignement sera sur les différents types de transmission mécanique. C’est dans mes cordes, mais cela va me faire beaucoup de travail ce week-end. J’ai hésité à refuser, mais je pense que c’est un bon défi à relever. Alors, je me mets à l’ouvrage.
Je passe donc la matinée à faire des recherches sur Internet, allant de mon ordinateur aux toilettes les plus proches avec une triste régularité. Je ne vais vraiment pas bien…
Lorsque midi arrive, je n’ai aucun appétit. J’aimerais bien m’excuser et quitter la table. Mais comme nous recevons des invités, je fais bonne figure.
Le repas terminé, je pars me coucher sans autre explication à mes camarades. En fait, je n’ai même pas pensé à les prévenir que j’allai dormir un peu. Je ne prends pas même le temps de mettre mon réveil en marche. Je crois que j’ai besoin de rester au lit un bon moment.
Il est quatre heures passées, quand je me réveille enfin. La majeure partie de cet après-midi est derrière moi, et je n’ai presque plus mal au ventre et à la tête. Le problème n’était probablement que passager, mais j’ai tout de même eu raison de me reposer.
Je prends le temps d’expliquer la situation à la maîtresse de maison, qui me comprend très bien et me dit qu’il vaut mieux que je retourne me reposer pour être pleinement rétabli. Mais moi, j’estime avoir vraiment trop de travail pour prolonger mon repos.
Je retourne à la préparation de mon cours, et m’y consacre jusqu’à l’heure du repas. J’aurais bien voulu continuer mon travail après ce dernier. Mais il faut me rendre à l’évidence, je ne suis vraiment pas en état. Aussi, plutôt que de faire des bêtises, je retourne dans mon lit me nourrir des rêves qui passent.
Samedi 25 mai 2019 :
Les contrées oniriques s’estompent, et je retourne au monde réel. Il me faut me motiver pour me lever ce matin. Mais je n’ai mal ni au ventre ni à la tête. Mais alors pourquoi est-ce que j’ai tant de difficultés à me lever ? Ah… oui… je me souviens… j’ai soutien scolaire ce matin, et je vais passer le reste de mon week-end à préparer mes cours. On ne peut pas vraiment dire que je trouve tout cela très motivant… Tant pis, on ne peut pas toujours avoir ce que l’on veut.
Lorsqu’arrive huit heures, nous accueillons les élèves pour le soutien scolaire. Aujourd’hui, j’aurais les cinquièmes. Ils sont très sages, mais ne manifestent pas beaucoup d’enthousiasme. J’aimerais tellement avoir plus d’interaction avec eux. Peut-être que le problème vient de la façon dont je m’y prends. Rock, qui enseigne de l’autre côté de la classe aux sixièmes, ne semble pas avoir les mêmes difficultés. Il n’enseigne pas du tout de même façon que moi. Je pense que je suis trop « scolaire ». Il faudra que j’en discute avec lui, pour voir ses méthodes et devenir un meilleur enseignant. Mais pour l’instant, je continue comme je peux.
Puisque je me suis aperçu que mes élèves maîtrisaient les verbes du premier et deuxième groupe, je m’attelle à ceux du troisième groupe. Nous en avons pour toute la matinée, mais je vois bien que certains élèves sont moins investis que d’autres. Je ne sais pas encore comment m’y prendre avec eux. J’ai tant de progrès à faire.
À 10 heures, la cloche retentit enfin. Il est temps de dire au revoir aux élèves. Je les remercie de leur attention, j’essaie de leur donner quelques petits conseils pour travailler chez eux. Mais malheureusement, je me doute que pour beaucoup d’entre eux c’est chose impossible. La plupart n’ont même pas de quoi s’acheter du papier pour écrire. Quand on ne l’a pas vu, on a du mal à s’imaginer la misère qui règne ici.
Normalement, je devrais me mettre au service pour le reste de la matinée. Mais j’en suis dispensé, car j’ai des cours à préparer. Je travaille sans m’arrêter, si ce n’est pour le repas de midi, et je reprends immédiatement après, jusque 17 heures. J’ai besoin d’une pause, après une semaine de travail, je commence à ressentir une sérieuse fatigue intellectuelle. Or, j’ai besoin de mon cerveau pour pouvoir structurer mon cours. Tant pis, je finirai demain matin. Je profite du temps qu’il me reste avant le repas, pour me détendre un peu. Et lorsque celui-ci arrive enfin, je savoure le délicieux plat que nous ont préparé Clémence et Roch.
Dimanche 26 mai 2019 :
Aujourd’hui, pas question de traîner au lit. La matinée commence sur les chapeaux de roue. Je me lève, prends un petit déjeuner rapide, et me mets immédiatement à la tâche. Il me faut finir mon cours ce matin. Je n’aurai pas de temps à lui consacrer en début de semaine.
Alors je travaille de mon mieux. Je rassemble le résultat de mes recherches de ces derniers jours, et je passe tout par écrit. J’ai décidé de diviser mon cours en plusieurs PowerPoints. L’ensemble de mon travail dépasse la centaine de slides. Je ne les présenterai surement pas tous. Lorsqu’arrive enfin la messe, j’ai terminé la préparation de mon cours. Enfin ! Je vais pouvoir me reposer.
Me reposer… peut-être pas. Je ne vous en ai peut-être jamais parlé, mais je consacre toujours une partie importante de mon dimanche après-midi, à relire mes écrits de la semaine. Ce n’est pas que cela m’enchante, mais il faut le faire. Heureusement, avec le temps et la pratique, écrire me prend de moins en moins de temps. Aujourd’hui, je n’y aurai pas consacré plus d’une heure et demie.
Cette semaine se termine sur ce week-end, plutôt chargé. Je vous laisse en souvenir, cette photo, prise aujourd’hui, depuis ma chambre.
