Cinquième semaine à Madagascar

Mes très chers amis, comme vous avez pu le constater, je n’ai rien publié depuis plusieurs semaines sur mon blog. Rassurez-vous, il ne m’est rien arrivé de fâcheux, et je n’ai pas abandonné mon projet d’article quotidien. Simplement, mes parents étaient indisponibles ces dernières semaines. Or, c’est à eux que je dois de vous fournir des articles sans trop de fautes… Sachant que beaucoup d’entre vous sont sensibles au respect de la langue française je ne me suis senti la force de faire une publication, sans avoir été relu au préalable.

Les articles des trois dernières semaines vont donc être très bientôt mis en ligne.

Je vous souhaite, à tous, une excellente lecture.

Lundi 29 avril 2019 :

Père Blaise est revenu à la communauté. Vous vous souvenez sûrement de lui. C’est le prêtre qui a perdu sa mère récemment. Il devra repartir chez lui, cet après-midi, pour aller chercher son père. Ce dernier se morfond de la perte de son épouse. J’espère que Blaise arrivera à le convaincre de venir passer cinq jours à la communauté.

Pour ma part, toute ma matinée est consacrée à faire des recherches sur l’agriculture à Madagascar, et je passe l’après-midi à l’orphelinat des Terreaux de l’espoir. Je discute avec le responsable de l’exploitation sur le projet de plantation d’ananas. C’est un projet très intéressant, mais je ne suis pas absolument certain que les ananas poussent sur les hauts plateaux, à plus de 1500 m d’altitude. Nous allons devoir sagement réfléchir à la question. Comme Francisco et Claire sont absents, j’en profite pour aller faire un tour à l’ASJA, l’université la plus proche, pour voir si je peux avoir accès à la bibliothèque. Il me faut une bonne vingtaine de minutes pour rejoindre l’université. Arrivé là-bas, le concierge me fait faire le tour des bâtiments et me montre bien volontiers la bibliothèque. C’est une très belle université. On y trouve tout ce qu’il faut. Pour ma part, je constate que je pourrais trouver ici les livres qui m’intéressent. Cependant, il se fait tard, et la bibliothèque va bientôt fermer. Alors, je salue la bibliothécaire, et rentre à la communauté du Chemin Neuf.

Avec le bus, il ne faut qu’une petite demi-heure pour rentrer à la communauté. Arrivé là, je me rends compte qu’il y a encore eu une coupure de courant. Mais ce n’est pas comme d’habitude. Normalement, ce style de coupure de courant ne se produit que par temps d’orage. Mais là, c’est nouveau. C’est bien la sixième coupure de courant depuis ce matin, et il n’y a pas l’ombre d’un nuage dans le ciel. En fait, ce sont les plombs qui n’arrêtent pas de sauter. Je fais le tour des compteurs électriques pour essayer de voir ce qui ne fonctionne pas. Deux compteurs semblent avoir disjoncté. Le compteur principal, à l’entrée de la communauté, et le compteur de la maison communautaire. J’essaie de les redémarrer, à plusieurs reprises, mais les plombs sautent constamment.

Je suis à deux doigts de me résigner, quand je vois Éric qui me fait des signes de la main. Il pense avoir la solution au problème de coupure de courant. Il y a actuellement des travaux, qui dégagent énormément de poussières, dans une des pièces du foyer étudiant. Pour me convaincre, il m’amène dans la pièce et me montre l’étendue des dégâts. On vient d’abattre un mur. Des quantités de fils électriques trainent sur le sol, et ce dernier est recouvert de plus d’un centimètre de poussière. Cela pourrait expliquer que le compteur général saute constamment ; cependant, je ne comprends pas pourquoi le disjoncteur de la maison communautaire saute lui aussi. Cela impliquerait que notre compteur soit relié à cette pièce, qui est dans un bâtiment séparé. Mais… comme les coupures de courant ont commencé avec les travaux, il est possible qu’il y ait un lien. Pour ne pas perdre de temps, j’aimerais m’occuper immédiatement du problème de poussière, mais il est déjà très tard. Alors, Éric et moi remettons cela à demain.

Mardi 30 avril 2019 :

Ce matin, nous avons DESERT. Ce n’est donc pas le moment de faire les réparations électriques. J’en profite pour aller faire un tour à la bibliothèque de l’ASJA. Je fouille un peu dans les différents livres sur l’agriculture, ce qui me permet d’en trouver un très intéressant sur les différentes cultures des hauts plateaux de Madagascar. Je profite de la fin de la matinée pour prendre des notes avant de rentrer à la communauté. Elles me seront utiles plus tard.

Cet après-midi, je suis au service. Je suis chargé de faire la cuisine. Ce soir, nous aurons : carottes, pommes de terre, courgettes et chouchoutes. Ces dernières sont des sortes de courgettes, mais plus grosses, et leur goût est plus doux. Les chouchoutes sont délicieuses, mais les éplucher est un véritable calvaire. Elles sont couvertes de petits piquants et je regrette de ne pas avoir un gant épais pour les saisir.

Avant la fin de la journée, je prends le temps d’aller faire du nettoyage dans la pièce en travaux. Je m’assure que les câbles électriques ne trainent plus dans la poussière, et qu’ils sont tous bien protégés. Je passe un bon coup de balai et j’espère que cela suffira. En effet, quand je remets le compteur en route tout se passe pour le mieux. Il ne disjoncte plus. J’espère que le problème est définitivement réglé.

Mercredi 1er mai 2019 :

À mon réveil, je veux allumer la lumière. Mais, malgré mon insistance sur le bouton, rien ne se passe. Les plombs ont encore sauté. Je descends pour voir ce qu’il s’est passé, et rencontre sur mon chemin le père Blaise. Il vient de trouver la solution à notre problème de courant. Il semble que La bouilloire de la cuisine aurait un gros problème électrique. Rien à voir avec les travaux entrepris dans le bâtiment voisin. Désormais, il ne faudra plus brancher cette bouilloire.

Sitôt le problème électrique réglé, une nouvelle difficulté apparait. Nous n’avons plus Internet. Notre routeur est désormais hors service. Père Blaise vient d’en commander un depuis la France, mais il mettra beaucoup de temps pour arriver. Nous allons rester sans internet durant un certain temps.

Les heures passent et le temps du service arrive. Ce matin, j’irai faire du rangement et préparer les salles de classe. Avec Odon et Angela, nous nous attelons à la tâche. Nous nettoyons le sol, rangeons les tables, déplaçons les bancs, et mettons en place les différentes affaires pour les salles de classe. Désormais, nous pouvons de nouveau accueillir les élèves qui arriveront la semaine prochaine.

L’après-midi arrive et Odon a besoin de mon aide. Son frère, Gaston, a fait la liste de tout ce dont il avait besoin pour son élevage de porcs. Il souhaite me rencontrer de nouveau. C’est avec plaisir que je retourne voir Gaston chez lui. Nous discutons, et je me rends compte que l’affaire semble un peu moins rentable qu’il n’y paraissait initialement. Il y a encore quelques points à éclaircir, notamment quelle race de porcs acheter. Je demande à Gaston de prendre le temps d’éclaircir les dernières zones d’ombre de son projet. Entretemps, je me chargerai d’aller voir les banques pour connaître les types de crédit auquel Gaston est éligible.

15h30, je viens de dire au revoir à Gaston. Avec Odon, nous allons en centre-ville faire le tour des banques. Mais bien évidemment, elles sont toutes fermées aujourd’hui. Et oui, ici aussi c’est la fête du Travail… youpiiii… Enfin bon, j’aurais pu y penser. Cette promenade aura au moins eu l’intérêt de me faire marcher. Quoi qu’il en soit, il est maintenant temps de rentrer à la communauté du Chemin neuf. Je retournerai voir les banques demain.

Jeudi 2 mai 2019 :

Il fait de plus en plus frais le matin. Désormais, il me faut sortir avec un pull au lever du jour. Mais, pour l’instant, cela ne me dérange pas outre mesure. Je pense que je m’habituerai sans difficulté au froid. Mais il est assez surprenant qu’il fasse si froid le matin et si chaud en cours de journée.

Quoi qu’il en soit, aujourd’hui c’est jeudi. Et, comme tous les jeudis matin, je vais aux Terreaux de l’espoir. Je prends le bus pour me rendre à l’orphelinat. C’est devenu une vraie routine de prendre le bus, mais je ne connais pas encore tout le réseau de la ville.

À l’orphelinat, je rencontre Claire et Francisco. Je prends le temps de discuter avec ce dernier sur mes recherches sur internet, tout particulièrement sur les plans d’ananas. Francisco est très content de mes recherches. Mais pour l’instant, il y a plus urgent. Une douzaine de jeunes arrive de la Réunion aujourd’hui, pour aider Claire et Francisco. Ils vont faire du carrelage durant les deux prochaines semaines. Ce matin, nous préparons les locaux pour les accueillir. Les chambres sont déjà faites, mais il reste pas mal de choses à ranger et la table à préparer. Francisco a, de plus, besoin de mon aide pour changer une lampe et l’applique murale qui va avec. Je m’attèle à la tâche et fais de mon mieux. Mais nous avons à peine fini cela qu’il est déjà midi. Il me faut quitter l’orphelinat et dire au revoir à Claire et Francisco. Décidément, ces demi-journées sont vraiment trop courtes pour pouvoir travailler convenablement. Je vais demander à la communauté du Chemin neuf si je peux prolonger mon temps de travail à l’orphelinat, pour faire des journées entières.

L’après-midi, je dois aller voir les banques. J’en ai repéré une, hier, qui s’appelle Micro Cred. J’imagine qu’elle fait des microcrédits… alors, c’est la première banque que je visite. Il y a beaucoup de monde attend à l’intérieur. Je fais la queue, comme chacun, et les heures passent… l’attente me semble interminable. Mais qu’importe, il me faut ces informations. Gaston en a impérativement besoin. Une jeune femme finit par m’appeler, mon tour arrive enfin. J’explique la raison de ma présence, et demande des informations sur les différents types de crédit proposés par la banque. Je me rends vite compte que pour Gaston, nous avons vu un peu trop grand… La banque demande de beaucoup de garanties. J’aurais dû m’y attendre. Or, Gaston ne dispose pas de garanties suffisantes dans l’état actuel des choses. Il peut quand même envisager un crédit salarié. C’est pour le moment la meilleure option. Je me demande si les autres banques sont aussi exigeantes. À mon avis, c’est probablement le cas. Je remercie très aimablement la femme qui m’a donné toutes ces informations. Je lui souhaite une excellente journée, avant de me retirer. Il me reste moins d’une heure avant de devoir rentrer à la communauté du Chemin neuf. Je la mets à profit pour essayer de rencontrer d’autres banques. Cependant, il est très tard, et la plupart des banques sont fermées. La BNI est tout de même ouverte. Je leur pose les mêmes questions. Il semble que ce soit la même chose que pour Micro Cred. Je ne vais pas m’attarder plus longtemps. Et de toute façon, les dernières banques sont en train de fermer pour la nuit. Alors, relativement déçu de ces quelques visites, je rentre à la communauté. Il va me falloir expliquer cela Odon et Gaston.

Vendredi 3 mai 2019 :

Ce matin, je dois faire des courses. Il me faut impérativement de nouvelles chaussures. Celles que j’ai achetées avant de partir à Madagascar sont complètement fichues. Elles étaient, de toute évidence, de très mauvaise qualité. Alors, espérant trouver chaussure à mon pied, j’accompagne Jackson faire le marché.

Jackson est très gentil, il prend vraiment à cœur de trouver de nouvelles chaussures pour moi. Sur le chemin du marché, nous nous arrêtons de nombreuses fois pour voir divers marchands de chaussures. Ici, la plupart des chaussures en vente ont déjà été utilisées. Ce sont des chaussures d’occasion… un concept que je ne croyais pas possible. Mais ici, c’est monnaie courante. Je n’ai pas l’habitude de porter les chaussures de quelqu’un d’autre. Je prends sur moi, et essaie les paires de chaussures qu’on me présente. Mais aucune ne me convient, mes pieds sont beaucoup trop grands. Je fais du 45-46 et les plus grandes chaussures s’arrêtent à 44. Aussi, nous continuons notre route jusqu’au marché en espérant trouver notre bonheur là-bas.

Arrivé au marché, un homme s’approche de la voiture et commence à discuter avec Jackson. C’est notre porteur. Il va faire les courses à notre place pendant que, nous cherchons de nouvelles chaussures pour moi. Je ne savais pas qu’il y avait des gens faisant ce type de métier à Madagascar. J’avais bien vu des porteurs, mais je n’imaginais pas qu’il était possible de leur confier de l’argent pour faire les courses à votre place. Enfin bon, il faut quand même avoir une grande confiance pour confier ce travail à quelqu’un. Il pourrait simplement partir avec l’argent… Quoi qu’il en soit, cela va beaucoup m’aider. Grâce à lui, j’aurais tout mon temps pour chercher des chaussures avec Jackson.

J’entre dans le marché. C’est un véritable labyrinthe. On trouve de tout ici, des légumes, de la viande, des poissons, des chaussures, des vêtements, des jouets, des objets de toutes sortes.… Mais moi, j’ai beau chercher, je ne trouve aucune chaussure à ma pointure… Alors, Jackson et moi pensons qu’il est temps d’essayer des magasins de meilleure qualité. Nous finissons rapidement les courses et retrouvons notre porteur au parking.

Nous reprenons la voiture et sur le chemin du retour nous nous arrêtons dans un magasin qui s’appelle Aigle d’or. Ils font de très belles chaussures, mais au même prix qu’en. Tant pis, je ne suis pas là pour faire des affaires, je suis là pour ne pas avoir mal aux pieds. J’essaie la seule paire à ma taille dans le magasin. Elle me va parfaitement bien. Et je la trouve très confortable. En tout cas, beaucoup plus confortable que toutes celles que j’ai essayées jusqu’à présent. Si je commence à avoir mal aux pieds, mon séjour à Madagascar risque d’être extrêmement pénible. Il me faut de bonnes chaussures. Aussi, je les achète sans hésitation.

De retour à la communauté, j’apprends que c’est Odon et moi sommes chargés de préparer la messe. Nous devons sélectionner les chants et préparer la lecture des textes. En une demi-heure, tout est prêt. Et heureusement, car déjà midi sonne. C’est le début de la messe.

Le temps passe et l’après-midi arrive. On me charge de faire la cuisine. En deux heures, tout est prêt pour le soir. Alors, je profite des dernières heures de l’après-midi pour me reposer un peu.

Le dîner arrive et tout le monde est content de voir arriver la fin de semaine. Demain, le soutien scolaire reprend. Je me couche de bonne heure pour être au mieux de ma forme pour les élèves.

Samedi 4 mai 2019 :

Je me lève tôt ce matin. Je prends quelques minutes pour apprécier le temps qu’il fait. Le ciel est dégagé. Il y a très peu de nuages à l’horizon. C’est une belle journée qui s’annonce à Antsirabe. la température a beau être de plus en plus fraîche, le temps est splendide presque tous les jours. Aujourd’hui, cela va faire une semaine que nous n’avons pas eu d’orage, et je ne vais pas m’en plaindre.

La cloche retentit, il est huit heures, les élèves arrivent pour le soutien scolaire. Ils prennent le temps de se laver les mains. C’est une obligation avant d’entrer en salle de classe. Puis, ils se mettent tous en rang devant la grande salle commune. Nous profitons de leur rassemblement pour débuter la journée par quelques chants. C’est pour les mettre de bonne humeur et leur permettre de mieux travailler.

Chacun prend sa classe avec lui. Odon et moi, nous avons les sixièmes et les cinquièmes. Nous montons dans la grande salle commune où trois classes ont été réparties. Nous avons le petit coin à gauche, avec un tableau et quelques craies. Aujourd’hui encore, je vais faire de la conjugaison. Comme ils sont un peu plus âgés que les élèves vu la dernière fois, ils n’ont aucune difficulté avec les verbes du premier groupe. Mais ils ne maîtrisent toujours pas les verbes du deuxième et troisième groupe. Alors, ce sont ces verbes que je décide d’étudier, aujourd’hui, avec eux.

Deux heures plus tard, nous arrêtons la classe. Les élèves étaient très calmes. Je suis content du cours d’aujourd’hui. Mais je devrai travailler davantage mes cours avant de les donner. Je crains d’avoir fait une erreur sur la conjugaison d’un des verbes. Tant pis, rien ne sert de se lamenter, il faudra simplement faire mieux la prochaine fois.

Nous passons le reste de la matinée à cuisiner pour le repas de midi.

Les heures passent et je n’ai pas le temps de me reposer. Odon a besoin de moi. Je dois aller voir son frère Gaston pour lui expliquer le résultat de mes recherches en matière de crédit. Mais avant cela, il me faut faire quelques courses. Je repasse au marché pour acheter du dentifrice et du shampooing. Le trajet, jusqu’au marché, me demande bien une demi-heure. Arrivé là, je suis assez surpris, le shampooing et le dentifrice sont assez chers. Certes, cela ne coûte que la moitié de ce que j’aurais payé en France, mais pour un Malgache, cela me semble hors de prix. Je pense qu’ils doivent monter les prix spécialement pour moi, qui suis vazaha (étranger). Ce n’est pas bien grave, j’ai largement assez d’argent pour payer, mais je vais devoir apprendre à négocier. Pour l’instant, je ne maîtrise pas assez la langue malgache pour me le permettre. Mais j’espère y arriver d’ici un mois. Entre le déplacement, et la recherche des produits au marché, deux bonnes heures se sont écoulées pour faire les courses. Il est désormais temps d’aller voir Gaston chez lui.

Je retourne dans les petites rues de terre qui mène chez Gaston. Je commence à connaître le chemin. Aujourd’hui, il n’y a pas grand monde dans les rues. Chacun semble être rentré chez soi pour profiter du week-end. J’essaie de ne pas trop penser à la misère que je vois autour de moi. C’est assez dur d’être ici et de ne pouvoir aider tout le monde. Quoi qu’il en soit, après quelques minutes, j’arrive enfin chez Gaston. Il me reçoit très aimablement avec son épouse. Nous discutons durant plusieurs heures sur les différents types de crédits disponibles. Bien évidemment, Gaston ne peut fournir aucune garantie aux banques. Même le crédit salarié semble ne pas être possible. Il va falloir essayer de trouver une banque proposant des crédits sans garanties… je ne suis pas certain de trouver cela ici. Mais je vais tout de même essayer. Je crois que Gaston en a vraiment besoin. Son épouse et lui ont deux enfants en bas âge. J’aimerais qu’ils puissent grandir dans de bonnes conditions. Je ne peux pas aider tout le monde, mais peut-être qu’eux je peux les aider.

Le soleil commence à baisser à l’horizon, il est temps de rentrer. Je salue Gaston, et son épouse, et leur promets de revenir avec des nouvelles. Qu’elles soient bonnes ou qu’elles soient mauvaises.

De retour à la communauté, je me rends compte que cette journée m’a beaucoup fatigué. Je ferai tout mon possible pour me reposer dimanche.

Dimanche 5 mai 2019 :

Aujourd’hui, c’est décidé, je me repose. Alors, je n’ai pas grand-chose à raconter. Je flemmarde quelques heures dans mon lit, je lis un bon livre, et il est déjà l’heure de la messe.

Je me lève et me dépêche de me laver et m’habiller. Je cours pour ne pas être en retard à la messe. J’arrive juste à temps, la messe commence. Aujourd’hui, nous avons un baptême. C’est jour de fête ! Après la messe, nous nous retrouvons tous dans la grande salle commune pour partager notre repas. Nous sommes plus de 50 personnes. Mes voisins de table ne parlent pas très bien français, alors j’ai beaucoup de mal à communiquer. J’arrive tout de même à prendre un selfie avec l’un d’entre eux.

Ils sont tous ravis de voir mon téléphone et me posent beaucoup de questions à son sujet. Ils me demandent combien je l’ai payé… cela me gêne un peu de répondre à cette question. Mais qu’importe, pour leur faire plaisir je leur réponds. Ils sont très surpris du prix et me disent que c’est beaucoup trop cher. C’est vrai qu’aucun d’entre eux n’est capable de se payer un téléphone portable à ce prix… Ils aiment beaucoup parler de téléphone portable, et de nouvelles technologies. En fait, c’est comme chez nous. Sauf qu’ici, rares sont ceux qui peuvent s’en payer.

Le repas terminé, tout le monde danse. Alors, moi aussi je danse… mais pas très bien. Je profite de quelques minutes de pause pour discuter avec le nouveau baptisé. Il est très content de voir un vazaha à son baptême. Il est comme tous les Malgaches, il aime beaucoup voir et discuter avec les étrangers. Les Malgaches sont vraiment très accueillants, du moment qu’on leur témoigne du respect.

Les danses se terminent et tout le monde se dit au revoir. Moi, je vais profiter de l’après-midi pour continuer à me détendre. Je prends mon ordinateur et décide d’appeler un ami avec qui je n’ai pas discuté depuis très longtemps. Nous parlons quelques heures puis nous nous séparons. Cette discussion m’a fait beaucoup de bien.

Je termine l’après-midi en lisant un peu, puis il est temps d’aller manger. La journée a été bonne et j’ai réussi à me reposer. Pour la première fois depuis que je suis arrivé à Madagascar, j’ai l’impression d’avoir atteint mon objectif de la journée. Il faut dire que l’objectif de ce jour n’était pas bien difficile à atteindre…

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