Première semaine à Madagascar

Lundi 1er avril 2019 :

Le départ pour Madagascar fut un peu sportif. Arrivé à Lyon Perrache, la gare routière d’où je devais partir en car pour l’aéroport Roissy Charles de Gaulle, j’apprends que le bus à 40 minutes de retard. Les minutes sont longues, et il me faut attendre patiemment, avec tous mes bagages, que le car arrive enfin. Mais je ne suis pas inquiet, de toute façon j’ai plus de six heures d’attente prévue à l’aéroport à Paris. Alors je prends mon mal en patience. Le temps passe et 10 heures sonnent quand le car arrive enfin. Le chauffeur descend précipitamment et commence à nous dire : « Attendez ! Attendez ! Nous ne savons pas si nous allons pouvoir repartir ! ». Le car a eu un problème technique et nous avons besoin de l’autorisation de FLIXBUS pour pouvoir repartir. Finalement, après 20 minutes d’attente, l’employeur donne son accord pour le départ du car. Nous pouvons enfin embarquer et partir pour l’aéroport.

Mardi 2 avril 2019 :

Les heures s’écoulent lentement. Je fais de mon mieux pour trouver le sommeil malgré mon voisin de derrière qui discute au téléphone. À mon réveil, à trois heures du matin, j’apprends que nous avons eu des complications sur la route et que nous aurons encore plus de retard que prévu. Mais quelle importance, j’ai tellement de temps devant moi. Finalement, grâce aux efforts de nos conducteurs qui ont rogné sur leur temps de pause pour nous faire arriver à temps, nous arrivons enfin à l’aéroport à 5h15. Soit avec seulement 1h15 de retard sur l’horaire initialement prévu !

C’est la première fois que je viens à Roissy-Charles-de-Gaulle par le car. Je découvre qu’il faut encore un peu de trajet avant d’arriver enfin au terminal où je vais pouvoir attendre mon avion. Heureusement que j’ai autant d’avance sur l’horaire d’embarquement, puisque le départ est prévu à 10h40. Finalement, j’arrive à 5h45 au terminal 2E, où je vais pouvoir prendre mon avion.

Je suis très en avance sur l’heure d’ouverture des guichets d’Air France, et je ne suis pas le seul. Une femme malgache et son époux sont là à attendre. J’en profite pour faire connaissance et discuter avec eux. La femme n’est pas allée à Madagascar depuis bien des années c’est l’occasion pour elle de revoir son père. Elle part seule, sans son époux. Elle a avec elle une poussette bien emballée dans un sac en plastique. Cette poussette, c’est pour sa petite nièce. Mais cette poussette, en plus de leurs bagages classiques, va au-delà de ce qu’ils peuvent normalement transporter. Or, il se trouve que moi aussi j’ai une poussette. Je dois l’apporter pour une petite fille qui est actuellement très malade. Moi, je suis très loin d’avoir atteint la charge maximale de ce que je peux prendre pour mon vol. La femme malgache me demande gentiment si je peux prendre sa poussette avec la mienne et bien évidemment je réponds oui. Nous emballons ensemble les poussettes et le bagage sera à mon nom.

Les heures passent et il est désormais temps d’embarquer. Le vol se passe très bien. Du ciel, j’ai l’occasion de voir des contrées que je n’ai jamais vues auparavant. Nous survolons très brièvement la botte de l’Italie. Puis c’est l’Égypte, le Nil, le Sahara. Je pense apercevoir du ciel quelques Grands Lacs en dessous de moi, mais déjà le soleil se couche à l’horizon. Bientôt je n’y verrai plus rien. Je ne pourrai pas voir Madagascar depuis le ciel…. dommage.

Notre atterrissage se passe dans la nuit la plus totale. Il est 22h15 à l’heure locale.

À ma descente, il faut encore remplir des papiers. Il me faut plus d’une heure pour finalement atteindre le hall des bagages. Je retrouve le colis, avec les poussettes empaquetées, et je rends sa poussette à sa propriétaire. Nous nous séparons et nous souhaitons réciproquement un excellent séjour à Madagascar.

Mercredi 3 avril 2019 :

À ma sortie de l’aéroport, je suis accueilli par deux membres de la communauté du chemin neuf, Michou et Diary. Ils me conduisent très gentiment jusqu’à la maison en voiture. Il fait nuit noire et déjà je découvre les routes de Tananarive. Ici, apparemment, on ne connaît pas l’ennui des routes droites. Tananarive étant construite sur 12 collines les routes serpentent, montent, descendent avec une irrégularité prodigieuse. Cela a son charme, mais il faut avouer que la circulation est assez difficile. Je n’ose imaginer ce que c’est en journée lorsqu’il y a beaucoup de monde.

À l’arrivée, je prends le temps de me doucher. J’en avais grandement besoin après ces 24 heures de voyage. Et, à ma grande surprise, l’eau est froide. C’est normal, dans la maison le chauffage de l’eau est assuré par le soleil, et vu l’heure qu’il est… Mais Dieu sait que cette douche m’a fait du bien.

À mon réveil, je suis sorti sur la terrasse et j’ai pu découvrir la splendide vue qui s’offrait à mes yeux.

Je prends le temps d’aller manger un morceau, c’est le petit déjeuner. Je rencontre les membres de la communauté qui m’accueillent très chaleureusement. Mais, dans les discussions, j’apprends que la petite fille pour laquelle j’avais apporté la poussette est décédée la veille à l’hôpital. Je fais une prière pour elle dans mon cœur. Je savais que comme elle était très malade elle pouvait potentiellement mourir, mais cela fait toujours un choc de l’apprendre. La poussette, elle, ne sera pas perdue. Ici, il y aura toujours quelqu’un qui en aura besoin.

Le matin, c’est repos pour moi, je viens juste d’arriver. On me fait faire le tour de la maison. On me présente aux différentes personnes que je n’ai pas encore rencontrées. Puis, je prends enfin un peu de temps pour me reposer.

L’après-midi, on me propose d’aller participer au soutien scolaire dans l’école d’à côté. Je suis un peu inquiet. Je ne parle pas le malgache et je viens tout juste d’arriver. Mais, bien entendu, j’accepte avec joie. La communauté, à Tananarive, fait du soutien scolaire pour les enfants des tailleurs de pierre de la carrière. C’est une école primaire, les classes vont de la douzième à la septième. La douzième correspond à notre grande section de maternelle et la septième correspond à notre CM2. On me donne les enfants de 11e et l’on m’explique qu’ils sont encore un peu petits pour que l’on commence réellement le soutien scolaire avec de « vraies leçons ». Dans cette classe, on se contente de leur faire faire du coloriage, du dessin, et un peu de lecture.

En fait, nous donnons déjà beaucoup à ces enfants en étant simplement présents avec eux et en leur permettant de jouer un peu, de se délasser et de penser à autre chose que les difficultés du quotidien. Dans leur famille, il y a souvent de nombreux problèmes. Les parents peuvent être violents ou absents. Et même lorsque tout va bien les familles sont trop pauvres pour acheter des crayons de couleur à leurs enfants.

Je fais de mon mieux. Je ne comprends pas ce qu’ils me disent, et c’est réciproque. Mais avec quelques gestes, on peut faire comprendre beaucoup de choses :

                – Non, ne mets pas ces crayons dans ta bouche.

                – Pas de violence.

                – Non, c’est deux crayons de couleur par personne et pas plus.

                – Etc.…

Finalement, ils sont très sages. Je n’ai pas grand-chose à faire pour les tenir alors je prends le temps de colorier avec eux. Une des petites filles profite de ce que je suis en train de tailler un crayon pour un autre enfant pour griffonner sur mon coloriage. Elle semble s’appliquer de son mieux. Ses petits doigts enserrent un crayon marron-beige et appuient avec vigueur pour imprimer la couleur sur le papier. Le résultat est assez curieux. Mon coloriage vient de s’enrichir d’un petit gribouillis marron-beige dans un endroit pour le moins inattendu. La petite fille me regarde et me sourit. Je regarde mon dessin et je me dis que quelque part la vie ça ressemble beaucoup à cela. On est là, tranquillement avec son dessin et quelqu’un arrive et fait un petit gribouillis dessus. Maintenant, c’est à moi de choisir les bons crayons de couleur pour arranger tout cela. Et peut-être ce gribouillis me permettra-t-il de faire quelque chose de beaucoup plus beau que ce que j’avais initialement prévu ?

Le soir arrive et il est temps de quitter les enfants. Je ne suis pas sûr d’avoir été très utile pour eux, mais ce premier échange aura été très utile pour moi.

Jeudi 4 avril 2019 :

Je me lève à 6h15 et il y a beaucoup à faire. Je prépare mes affaires, car il me faut partir pour Antsirabe aujourd’hui. Puis, c’est le petit déjeuner et à 7 heures c’est la messe. Surprise, elle est en français ! C’est exceptionnel ici, car d’habitude elle est en malgache bien évidemment.

Au retour de la messe, c’est le départ. Je monte dans la voiture de Michou et nous traversons une bonne partie de Tananarive pour atteindre une gare routière d’où je pourrai prendre un bus pour Antsirabe. En effet, la circulation est encore pire de jour. Il me faut pratiquement deux heures pour faire quelques kilomètres et atteindre la gare routière.  Le bus part à 11 heures. Il a l’air d’être particulièrement en bon état.

À 11 heures, j’embarque enfin. À y regarder de plus près, notre bus est particulièrement luxueux pour le pays. L’état de la route, de la circulation, ainsi que le nombre considérable de personnes qui marchent le long du chemin ralentissent sensiblement le bus. Il faut plus de trois heures pour rallier Antsirabe pour seulement 170km.

À l’arrivée, je prends le temps de manger et je fais connaissance avec mes hôtes sur place. Comme toujours, les Malgaches font honneur à leur réputation en m’accueillant très chaleureusement.

Je passe l’après-midi avec Laure-Elise (une sœur de la communauté, d’origine française, qui est ici depuis trois ans) pour préparer mes papiers pour le renouvellement de mon visa. En effet, mon visa est un visa de long séjour d’un mois transformable, et il a besoin d’être prolongé pour les cinq prochains mois.

Je commence tout juste à essayer de parler un petit peu malgache avec des mots comme bonjour, merci, au revoir. Il faudra beaucoup de temps pour maîtriser cette langue qui, bien que beaucoup plus simple que le français, a pour difficultés que la forme orale des mots ne ressemble pas à la forme écrite. Mais je ne vais pas me plaindre, le français est bien plus difficile que malgache.

Vendredi 5 avril 2019 :

Le jour se lève. Je suis un peu fatigué. Je n’ai pas très bien dormi durant la nuit. J’ai l’habitude de mal dormir. Depuis des années je ne dors pas très bien. Il faudra un peu de temps pour m’habituer à mon nouveau logement. L’habitat est très simple, pour un Français, mais si je fais une comparaison par rapport au reste de la population je me rends compte que je fais clairement partie des riches. En fait, il ne faut pas grand-chose pour faire partie des riches ici. Si vous avez une voiture, même un tombeau roulant, vous faites déjà partie des 5 % les plus riches.

 À 6h30, je vais à la messe. Puis, c’est petit déjeuner. Il y a du riz et du poisson pour le petit déjeuner, mais pour les Vaza, comme moi, il y a du pain et du beurre.

À 8h30, c’est le début du service, mais pas pour moi, en tout cas pas aujourd’hui. Je passe une partie de la matinée avec Laure-Elise pour mes papiers pour l’établissement de mon visa long séjour. Ensuite, je suis accompagné par Jean-Claude pour aller m’inscrire au registre d’État civil de l’arrondissement. Nous allons acheter du lait. Puis, nous revenons pour récupérer les papiers qui ont été demandés un peu plus tôt à l’établissement. Nous allons faire des photocopies, quatre pour le visa et quatre pour le passeport.

À midi, nous avons le chemin de croix, suivi du repas.

Nous profitons de la pause entre le repas et le début du service à 15 heures pour aller ramasser le riz qui a été mis à sécher. Nous remplissons de nombreux sacs avec le riz et nous les chargeons dans un container pour les mettre en sécurité. Chaque sac pèse environ 80 kg. Il m’est très dur de les soulever. Je suis d’autant plus surpris de voir les Malgaches, qui font une à deux têtes de moins que moi, les soulever aussi bien voire mieux que moi. Les Malgaches ne sont peut-être pas très grands, mais ils sont très costauds pour leur taille.

L’après-midi, nous cuisinons avec les autres personnes au service. Ce soir, ce sera riz, haricots et omelette. La cuisine se fait au feu de bois. Mais il semble que les cheminées des fourneaux ne tirent pas assez. En moins d’une minute, la pièce est complètement enfumée. La fumée de feu de bois s’insinue partout. Elle brûle la gorge, attaque mes yeux et me donne envie de pleurer. C’est insupportable ! Avec les autres Malgaches, nous allons dehors aussi souvent que possible pour rendre l’expérience plus supportable. Ma mère ne serait pas contente si elle apprenait que je dois faire la cuisine dans ces conditions. Mais qu’importe, je suis venu pour connaître leur vie pour la partager avec eux.

Finalement, la cuisine est finie assez tôt. À cinq heures, nous en avons terminé.

Pendant que nous faisions la cuisine, un orage a éclaté. Heureusement que nous avions rentré le riz sinon il serait complètement trempé. C’est encore la saison des pluies et l’orage est puissant. Des trombes d’eau tombent au-dehors. On a du mal à voir à plus d’une centaine de mètres. Et soudain. Vlam ! C’est la coupure de courant. Nous finissons la cuisine sans lumière. Il faudra attendre 19h30 pour que l’électricité revienne enfin de manière stable.

Nous terminons notre repas. Les autres membres de la communauté se retrouvent pour une préparation ce soir. Je ne suis pas concerné. Je profite de ce temps disponible pour me consacrer à la rédaction de ce journal que j’espère tenir à jour aussi régulièrement que possible.

Samedi 6 avril 2019 :

Le soleil se lève à l’horizon et c’est une magnifique journée qui s’annonce. De toute façon, qu’il pleuve, qu’il vante, qu’il fasse brouillard ou fasse soleil, c’est toujours magnifique ici.

La journée commence sur les chapeaux de roue. Nous recevons, ce matin, les enfants du soutien scolaire. Je vais pour la première fois de ma vie donner un cours. Yipiii !!! Les élèves se rassemblent à la demande des encadrants devant les salles de classe. Chaque classe est en rang et attend les instructions. On commence par quelques chansons et une petite prière. Ensuite, c’est le moment de me présenter. Je suis assez mal à l’aise. Je ne suis pas certain que les enfants se soient rendus compte que je suis mal à l’aise. Mais de toute façon, à l’aise ou pas, il me faudra faire cours. On m’attribue trois autres personnes pour m’aider. Il vaut mieux être nombreux pour faire du soutien scolaire et j’ai besoin de quelqu’un pour me faire la traduction auprès des enfants. Et, surprises, aujourd’hui nous avons cours de français ! On ne peut pas vraiment dire que c’est ma matière préférée… Tant pis, il faudra faire avec. Les enfants sont là et attendent que je leur donne quelque chose à faire. Je regarde le cahier de cours d’une élève afin de savoir à peu près où ils en sont. Ils sont en classe de septième. Cela correspond à notre CM2. Ils vont bientôt passer un examen pour savoir s’ils pourront passer en sixième. Je vois qu’ils ont étudié la conjugaison des quatre temps de l’indicatif assez récemment. Je pense que la conjugaison est un des éléments les plus complexes du français alors je vais leur faire travailler cela aujourd’hui. Je leur donne trois verbes du premier groupe à conjuguer au présent, à l’imparfait, au futur et au passé composé de l’indicatif. Les meilleurs de la classe, qui sont curieusement tous au premier rang, ne tardent pas à finir les exercices que je leur ai donnés. Les autres, notamment ceux qui sont au fond de la classe, mettent beaucoup plus de temps. Je passe entre les rangées et essaie de corriger et d’expliquer du mieux que je peux avec un collègue pour traduire en Malgache. Après plus d’une heure passée sur le sujet, je donne une correction au tableau.

Après ces exercices de conjugaison, nous passons à un exercice d’expression orale. Vous connaissez sûrement la petite phrase : « un chasseur sachant chasser sans son chien est un bon chasseur ». Eh bien, je la fais répéter à tout le monde. Chacun passe individuellement au tableau. J’essaie de leur faire répéter lorsqu’ils ont des difficultés. Le plus difficile à passer est le premier. C’est un élève qui semble avoir beaucoup de difficultés. Après trois répétitions assez difficiles, moi et mon collègue décidons de passer à un autre élève. Il faudra que je fasse attention à cet élève lors des prochaines séances. Il a besoin de plus de soutien que les autres. Finalement, tous les élèves passeront à l’expression orale.

 Il ne reste plus beaucoup de temps avant la fin de la séance. Alors je décide de faire un exercice relativement rapide. Je sais que le verbe « être » est assez difficile en français. Je leur demande donc de me le conjuguer au présent de l’indicatif. Ils y arrivent sans problème. Ils ont probablement déjà beaucoup travaillé ce verbe. Je leur demande alors, chacun leur tour, d’utiliser le verbe être et de formuler une phrase avec. L’exercice est plus long que ce que j’aurais cru. Je pense que la plupart des élèves sont tout à fait capables de faire cet exercice sans difficulté, mais je crois que j’en impressionne plus d’un. Je suis un nouveau professeur, je suis blanc, et je suis particulièrement grand. Avec mes 1,85m je dépasse de 20 à 30 cm la plupart des professeurs malgaches. Finalement, nous arrivons au bout de l’exercice. Tous les élèves sont passés et je suis relativement satisfait de cette première séance de cours. J’ai même été surpris par l’un des meilleurs élèves de la classe. Lorsque je leur ai demandé de formuler une phrase avec le verbe « être » voici celle qu’il m’a formulée : « Vous êtes têtus ! ». Cela m’a fait sourire, et a beaucoup fait rigoler mes collègues. Oui, parfois je peux être assez têtu…

Après la séance de cours, les élèves sont rentrés chez eux. Nous nous sommes alors mis à la préparation du week-end 14 –18. En effet, ce week-end la communauté accueille des jeunes de 14 à 18 ans pour leur faire découvrir, ou approfondir la foi chrétienne. Le nom de ces week-ends est : « Une vie pour aimer ».

Le restant de la journée je l’ai passé à faire un certain nombre de choses pour la préparation du week-end, l’encadrement des jeunes et la préparation du repas du lendemain.

Dimanche 7 avril 2019 :

Ce dimanche est beaucoup plus détendu que le reste de la semaine. Nous partons toute la matinée pour accompagner Clémence, une autre jeune Française partie en mission depuis trois mois, à un trail. Ce trail a pour but de rassembler de l’argent pour une œuvre caritative luttant contre la faim à Madagascar. Il y a plus d’un millier de coureurs inscrits. La plupart d’entre eux sont des personnes très aisées de Madagascar. Pour se rendre sur le lieu du trail, il faut un moyen de transport. Ce n’est pas donné à tout le monde. Pour ce déplacement, nous accompagnons aussi des membres de l’orphelinat des « Terreaux de l’espoir ». D’ailleurs, c’est dans cet orphelinat que se tiendra la majeure partie de ma mission à Madagascar.

Moi, je suis là pour soutenir tout le monde et me promener. Alors, je profite. Je pars avec Laure-Elise et Modeste faire un tour des environs. J’en profite pour faire quelques photos dont voici la plus belle.

Lorsque nous revenons à la piste de course, nous retrouvons Clémence qui a fait une très belle performance. Elle est revenue bien plus tôt que ce que nous pensions. Nous avons manqué son arrivée. Quel dommage !

Les jeunes de l’orphelinat ont, eux aussi, fait une très belle performance.

Tout le monde se félicite.

Pour le repas, nous décidons d’aller pique-niquer à l’écart. Cette fois-ci, Clémence nous accompagne. Nous retournons dans les collines et profitons d’un coin d’herbe à l’ombre pour prendre notre repas.

La sortie se termine, il nous faut rentrer.

Le reste de la journée, je l’ai passé à mettre en forme mon compte rendu de la semaine.

Conclusion de cette première semaine :

Je pense beaucoup à vous tous qui attendez de mes nouvelles régulièrement. J’espère pouvoir vous en donner le plus possible et le plus régulièrement possible. Je ne sais pas si la forme que j’ai adoptée est la meilleure. Elle me demande beaucoup de travail et, pour vous, cela fait beaucoup de choses à lire. Je verrai avec le temps si je ferai évoluer la forme de mes nouvelles vers quelque chose de plus accessible, de plus simple.

N’hésitez pas à me laisser en commentaire ce que vous pensez de la forme et du fond de ces nouvelles.

Je vous remercie encore de votre soutien. À la prochaine.